Aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise), dimanche. Face à la progression du virus Ebola, les stewards et les hôtesses d’Air France sont de plus en plus nombreux à refuser de s’envoler pour les pays touchés.
Aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise), dimanche. Face à la progression du virus Ebola, les stewards et les hôtesses d’Air France sont de plus en plus nombreux à refuser de s’envoler pour les pays touchés. | (LP/Olivier Arandel.)

Les ministères de la Santé, de l’Intérieur, et des Affaires étrangères ont mis en place un plan de vigilance face au risque Ebola. Il est actuellement au niveau 2B de vigilance. Si un cas importé arrive en France, une cellule de crise sera déclenchée au ministère de la Santé.

Comment les cas sont-ils détectés ? Un premier filtre est effectué par les pays touchés par le virus (Guinée, Liberia, Sierra Leone).

Des médecins et des personnels d’aéroports contrôlent au moyen de pistolets thermiques la température des passagers. S’ils ont plus de 38 °C, ils ne peuvent pas prendre l’avion. Mais est-ce vraiment fiable, connaissant l’état de développement de certaines infrastructures africaines ? Le système est en tout cas validé par l’Organisation mondiale de la santé. Mais pourquoi ne pas contrôler plutôt la température à l’arrivée, en France ? Le ministère de la Santé estime que ce système ne serait pas optimum, notamment parce qu’il ne permettrait pas de détecter les voyageurs qui ont des correspondances, passant par Lyon ou par Amsterdam.

Que se passe-t-il s’il y a un cas « suspect » à bord d’un avion ?

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