Usa
Ouverture de la première boutique de canabis à Seattle, six mois après la légalisation de sa vente libre par l’Etat de Washington, le 8 juillet 2014.© AFP/David Ryder

C’est une «bombe», lâchée par le New York Times le 27 juillet 2014, qui pourrait changer les mentalités aux USA. Le célèbre quotidien américain y prône une légalisation du cannabis au niveau fédéral. Le journal met en avant le coût social prohibitif de cette prohibition.

Est-ce la fin d’un tabou? Pour une majorité d’Américains, la vente de marijuana devrait être légale. Après des décennies de prohibition, cettre drogue est entrée dans leur quotidien. Source d’inspiration pour des chanson ou des films, les Américains ne se cachent plus pour en parler. L’ex président Bill Clinton n’a -t-il pas lui même reconnu en avoir fumé même s’il s’est empressé d’ajouter qu’il n’avait pas inhalé la fumée. Barak Obama a été plus audacieux  :«Bien sûr que j’ai inhalé.Sinon, ce ne serait pas intéressant», a -t-il déclaré à USA Today.

Le New York Times  fait un parallèle entre l’interdiction fédérale du cannabis et le prohibition des ventes d’alcool entre 1920 et 1933:

«Il a fallu 13 ans pour que les USA reviennent à la raison et mettent fin à la prohibition, 13 ans pendant lesquels on a continué de boire, de sorte que des citoyens respecteux sont devenus des criminels et que les syndicats du crime sont apparus et ont prospéré».

Revirement culturel

« Depuis une dizaine d’années, écrit Courrier International, ceux qui soutiennet la légalisation du cannabis sont de plus en plus nombreux».

Le phénomène s’est amplifié ces deux dernières années à tel point que les militants et les sondeurs l’ont comparé à l’effondrement soudain de l’opposition au mariage homosexuel. En 2012, quand le Colorado a légalisé à usage récréatif le cannabis par voir référendaire, les habitants l’ont voté haut la main. Même chose dans l’Etat de Washington.

Une évolution lente

Des mesures ont déjà été prises dans plusieurs Etats contre la dépénalisation de possession de petites quantités et la légalisation de son emploi médicinal. Dans une interview au New Yorker en janvier 2014, Barak Obama affirme qu’à ses yeux ce n’est pas «plus dangereux que l’alcool». Dans l’Etat de Washington, les points de vente ont ouvert le 8 juillet 2014. Et depuis le 1er janvier, les «coffee shops» du Colorado vendent jusque 28 grammes de cannabis aux plus de 21 ans, à chaque «visite». Un récent sondage montre chez les jeunes Américains une tolérance grandissante pour cette drogue illicite et addictive. 23% des lycéens affirment avoir déjà fumé et moins de 40% d’entre eux considèrent le cannabis dangereux.

Livraison à domicile

Un ancien livreur de pizza de Seattle a eu le nez fin. Selon La libre.be, son service de livraison de cannabis à domicile Winterlife est un succès. Ouvert 7 jours sur 7, il propose un menu mais aussi des coupons de réduction «un sachet acheté, le second offert». Mais l’addition doit être payée en espèces. Winterlife ne peut ouvrir de compte en banque en raison de la législation fédérale.

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