Affiches et sonnettes ont été installées aux entrées du service des Urgences de l’hôpital Saint-Roch, mais aussi à l’Archet et au centre de rétention administrative, pour éviter que des personnes potentiellement infectées par le virus ne soient au contact d’autres patients.

L'un des affichages devant les urgences de l'hôpital Saint-Roch, à Nice, ce mercredi.
L’un des affichages devant les urgences de l’hôpital Saint-Roch, à Nice, ce mercredi.Photo : M.B./metronews
Difficile de manquer les affichettes rouges surmontées d’un pictogramme « Attention » posées devant les entrées des urgences de l’hôpital Saint-Roch, à Nice. Depuis quelques jours, ces panneaux équipés d’une sonnette avertissent les visiteurs :
« Vous consultez pour une fièvre égale ou supérieure à 38,4 et vous revenez de Guinée-Conakry, du Sierra Leone, du Libéra ou du Nigéria (…) Merci d’appuyer sur cette sonnette. Attendez que quelqu’un vienne à vous sans aucun contact avec autrui. Portez un masque fourni par le personnel ».

Nulle part n’est cité le virus Ebola, qui a déjà fait près de 1 500 morts en Afrique et préoccupe le monde, mais la fièvre et les pays mentionnés ne laissent aucun doute quant à la maladie ciblée, ce qui n’a pas échappé aux identitaires Niçois. Leur leader, Philippe Vardon, s’est empressé de politiser l’affaire en faisant le lien avec l’immigration :

« Qui peut garantir que parmi les 100 000 clandestins arrivés sur les côtes italiennes depuis le mois de janvier aucun n’était infecté ? Face à la propagation rapide du virus Ebola, il est urgent que des mesures de protection aux frontières soient prises ».

« Il ne faut pas être parano »

« Nous sommes forcément beaucoup plus vulnérables qu’un département du centre de la France, puisque nous sommes frontaliers et avons un aéroport international. Il y a donc un double risque : les migrants et, surtout, les voyageurs. Mais il ne faut pas être parano, le risque reste minime ! » souligne le docteur Nicolas Galiano, médecin urgentiste, responsable des risques sanitaires au service des urgences Samu de Nice. […]

Les cas « possibles » seraient transférés à Marseille

Là, le malade « potentiel » doit répondre à une série de questions établies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : a-t-il été en contact avec des malades d’Ebola, revient-il de la zone endémique de la maladie… « C’est un interrogatoire médical qui permet de déterminer si nous avons affaire à un cas ‘possible' ». […]

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