Un rapport remis ce samedi à la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal prédit des conditions climatiques aggravées en France, avec une plus forte chaleur et l’apparition de nombreux phénomènes « extrêmes ».

La température en France va monter de 2,6 à 5,3°C d'ici 2100
Il va faire chaud en France. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Il va faire chaud, et les phénomènes climatiques « extrêmes » seront plus forts. C’est ce qu’annonce un rapport d’experts dirigés par le climatologue Jean Jouzel publié ce samedi pour la France dans les années qui viennent.

Commandée par le ministère de l’Ecologie en 2010, cette étude sur l’évolution du climat en France d’ici 2100 à été remise à Ségolène Royal dans l’après-midi. Elle paraît juste avant la présentation au Parlement du projet de loi sur la transition énergétique, qui doit être une loi phare du quinquennat.

Le mercure va grimper

D’ici 2050, la France affichera une hausse des températures moyennes en métropole de 0,6° à 1,3°C par rapport aux années 1976-2005. L’été, cette hausse irait jusqu’à 2°C dans le sud-est.

Ensuite, sur la période 2071-2100, cette tendance s’aggravera avec une hausse moyenne des températures de 2,6°C à 5,3°C et « pourrait largement dépasser les 5°C en été » dans le sud-est.

Les phénomènes météo extrêmes -vagues de chaleur, sécheresses, grosses pluies- seront plus marqués: d’ici 2100, les vagues de chaleur d’été pourront dépasser 20 jours dans le sud-est, voire 40 jours dans le scénario le plus pessimiste.

Davantage de sécheresse et de pluies à la fois

Il faut aussi s’attendre à davantage d’épisodes de sécheresse dans le Midi, de 2 à 8 jours supplémentaires, pouvant parfois toucher tout le pays. En revanche, les vagues de froid d’hiver vont se raréfier, avec 6 à 10 jours de grand froid en moins, notamment dans le nord.

Côté pluies, la France devrait connaître une légère hausse des précipitations moyennes, en été comme en hiver, comprise entre 0 et 0,42 mm/jour en moyenne. Les précipitations extrêmes vont, elles, augmenter dans la seconde partie du siècle sur une large partie du territoire métropolitain, une hausse de plus de 5% allant jusqu’à 10% dans le nord-est.

Outre-mer, les températures pourraient augmenter de 3,5°C, alors que les précipitations devraient diminuer. La fréquence des cyclones tropicaux pourrait, elle aussi, diminuer à la fin du siècle mais leur force (vent, pluies) augmenter.

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