La France s’apprête à accueillir son premier patient atteint d’Ebola, une volontaire française de MSF qui a contracté la maladie au Libéria. Des protocoles très stricts sont prévus pour la prise en charge des personnes infectées par le virus.

L'une des chambres d'isolement aménagées au sein de l'hôpital Bichat, à Paris.
L’une des chambres d’isolement aménagées au sein de l’hôpital Bichat, à Paris. Photo : AFP

Les autorités sanitaires sont sur les dents. Pour la première fois, la France va accueillir jeudi son premier patient atteint d’Ebola – la date du transfert doit toutefois encore être confirmée. Cette volontaire de Médecins sans Frontières, dont l’identité n’a pas été rendue publique, avait été placée en isolement mardi au Liberia, dès l’apparition des premiers symptômes.

Un dispositif anticipé depuis plusieurs semaines

« Le dispositif prévu par le gouvernement français pour les rapatriements sanitaires de patients atteints d’Ebola a été immédiatement déployé », ont indiqué mercredi les ministères des Affaires étrangères et de la Santé.

Cela fait en effet plusieurs semaines que tout est planifié pour prendre en charge d’éventuels malades.

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Des chambres spécialement aménagées

Le transfert de la patiente, en avion médicalisé puis en ambulance jusqu’à son lieu d’hospitalisation, se feront selon des protocoles très stricts. La fièvre hémorragique Ebola se transmettant par contact direct avec les fluides corporelles (le sang, l’urine, la salive, les vomissements…), il s’agit de proscrire tout risque de contagion, notamment des membres du personnel, tous équipés de matériel adapté (combinaisons spéciales,  double paire de gants, appareils de protection respiratoire, cagoules et masques-visières adhérents au visage…).

 Isolation des malades

Les hôpitaux ont ensuite fait en sorte d’éviter que les malades ne croisent d’autres patients. A l’hôpital Bichat à Paris, une porte spécifique est ainsi prévue pour leur permettre de pénétrer sans risques dans le service des maladies infectieuses et tropicales (SMIT), où des chambres ont été spécialement aménagées.

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Des portes qui s’ouvrent sans contact

Les dix établissements français capables d’accueillir des personnes contaminées, comme la Croix-Rousse à Lyon ou la Pitié-Salpêtrière à Paris, disposent de chambres d’isolement de haute sécurité, dites chambres P4. Protégées par des sas, elles s’ouvrent sans contact lorsque la main se rapproche d’un capteur optique. Elles sont par ailleurs à pression négative, ce qui permet d’éviter la dispersion des agents infectieux dans l’environnement.

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