La prothèse, une sorte de tube, a été confectionnée à l'aide d'un scanner et d'une imprimante en trois dimensions (photo d'illustration).
La prothèse, une sorte de tube, a été confectionnée à l’aide d’un scanner et d’une imprimante en trois dimensions (photo d’illustration).

SANTÉ – Des médecins américains ont créé une prothèse de trachée à l’aide d’une imprimante en 3D. Trois jeunes enfants atteints de trachéomalacie, une affection rare des voies respiratoires, ont pu reprendre une vie normale grâce à cette prouesse médicale (et technologique !)

L’impression 3D se met au service de la médecine, avec l’espoir de sauver toujours plus de vies. Aux Etats-Unis, trois jeunes enfants atteints d’une forme sévère de trachéomalacie, une affection rare des voies respiratoires, ont pu retrouver une vie normale, grâce à une prothèse fabriquée à l’aide d’une imprimante en trois dimensions, rapporte la revue Science Translational Medicine.

Aucun traitement médical ne permettait jusqu’alors de soigner cette maladie rare, qui se manifeste par un ramollissement des anneaux de cartilage formant la trachée, empêchant ainsi le patient de respirer normalement, et pouvant conduire au décès du malade. Cette prouesse médicale vient redonner espoir aux parents de ces enfants souffrant de trachéomaladie, une affection qui touche près d’un nouveau-né sur 2000 dans le monde.

La prothèse est capable de se résorber d’elle-même

« Nous avons pu pour la première fois utiliser l’impression en trois dimensions pour concevoir et fabriquer sur mesure une attelle qui a été cousue autour de la trachée défaillante et permis de restaurer la respiration normale des patients », explique le Dr Glenn Green, professeur de pédiatrie à l’Hôpital pour enfants de l’Université du Michigan, l’un des médecins à l’origine de ce traitement expérimental.

 La prothèse, qui ressemble à une sorte de tube, a été confectionnée sur-mesure à l’aide d’une imprimante 3D. Pour cela, les scientifiques ont réalisé des scanners en trois dimensions de la trachée et des bronches de l’enfant qui ont ensuite servis de modèle pour la fabrication de l’attelle. Fabriquée en polymère bio-dégradable, elle est capable de se résorber d’elle-même dans l’organisme grâce à un procédé « biorésorbable« .

« Il est actif, va à l’école maternelle et a un bel avenir »

Le premier enfant est aujourd’hui âgé de 3 ans. Il aurait retrouvé une vie normale moins de trente-trois mois après l’intervention, assure le Dr Green : « Il est actif, va à l’école maternelle et a un bel avenir ». L’opération a été reconduite à deux reprises, avec le même succès. Les deux petits garçons, âgés respectivement de 5 et 16 mois au moment de l’opération, ont eux aussi repris goût à la vie.

Les chercheurs auraient constaté une amélioration du fonctionnement des organes chez les trois enfants. Ils envisagent désormais de mener un essai clinique sur plusieurs dizaines d’enfants souffrant de cas moins sévères de trachéomalacie.

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