Le cargo Progress M-27M ressemble à celui-ci, ici arrimé à la Station spatiale internationale.
Le cargo Progress M-27M ressemble à celui-ci, ici arrimé à la Station spatiale internationale.

ESPACE – Suite à un problème technique lors de son décrochage avec le lanceur Soyouz, le cargo qui devait ravitailler l’ISS erre dans l’espace. L’Agence spatiale russe, qui n’en a plus la maîtrise, prévoit qu’il retombe sur Terre le 9 mai prochain. Mais les risques sont minimes.

Pas de panique, les risques sont minimes. En perdition dans l’espace depuis la semaine dernière, le cargo russe de ravitaillement devrait retomber sur Terre entre le 7 et le 11 mai. Les dernières estimations tablent sur une entrée dans l’atmosphère le 9 mai prochain. Quant au lieu de chute, il devrait se situer dans l’océan Atlantique, environ à 1 600 km à l’est de Cuba, selon les dernières estimations des scientifiques.

Il s’agit de simples estimations car, « en principe, le vaisseau peut retomber n’importe où, sur les terres émergées ou dans les océans, entre les 51e parallèles Nord et Sud », indique responsable des débris spatiaux auprès de l’Agence spatiale européenne (ESA). Ce n’est que le 8 mai qu’il sera possible de définir avec précision l’heure et le lieu où les débris vont retomber. Actuellement, le cargo Progress M-27M / 59P fait le tour de la Terre toutes les heures et demie à une hauteur de 200 km et à une vitesse de 7,5 km. Il est possible de suivre sa progression en temps réel sur le site N2YO.com.Cargo spatial russe : des débris devraient tomber sur Terre le 9 mai

Un cargo de 7 tonnes qui devrait se désintégrer lors de son retour sur Terre

Lors de son passage dans les couches denses de l’atmosphère, le cargo russe, qui pèse 7 tonnes (dont 2,7 tonnes du matériel scientifique, de nourritures, de fuel et d’oxygène qu’il devait transporter jusqu’à la Station spatiale internationale ISS), devrait se désintégrer. Néanmoins, il n’est pas totalement exclu que des morceaux ne retombent sur Terre.

« On ne peut pas exclure le risque qu’une portion de cette structure, notamment les pièces massives qui constituent le dispositif d’amarrage, les réservoirs de carburant ou les propulseurs ne survivent à traversée atmosphérique et ne parviennent jusqu’au sol », précise Holger Krag.

De très faibles de risques de causer des dégâts

Néanmoins, les probabilités sont très faibles qu’il y ait des dégâts, voire des victimes. Notre planète n’est constituée que de 30 % de terres émergées (le reste étant recouvert d’eau) et sur cette surface, la part des zones habitées est minime. Or, la moitié de la population mondiale habite dans des zones urbaines.

En 2011, un cargo russe du même type ainsi qu’un lanceur Soyouz avaient rencontré des difficultés techniques peu après le décollage. Ils avaient fini par s’écraser au-dessus de l’Altaï (une République de la Fédération de Russie, à la frontière avec la Chine et la Mongolie) dans une zone inhabitée.

Du côté de l’ISS, nulle crainte que les six astronautes actuellement à bord ne manquent de vivres ou d’oxygène. Les stocks actuels sont prévus pour durer encore plusieurs mois. Une nouvelle mission de ravitaillement est déjà prévue de longue date en juin prochain. Il sera effectué par le vaisseau automatique Dragon, fabriqué par la société privée américaine SpaceX. Son décollage est prévu depuis Cap Canaveral en Floride autour du 19 juin 2015. En espérant que, cette fois-ci, leur plan se déroule sans accroc.

A LIRE: Dossier Sciences – Espace – Astronomie

Vu sur: http://www.metronews.fr/

Publicités