tdah-et-préjugés1Inattention, Hyperactivité, Impulsivité – Distraction, Procrastination, Désorganisation Créatif, Intuitif, Curieux, Empathique, Flexible, Indépendant, Capacité à foncer/rebondir, Ennui fréquent, Motivation & Concentration irrégulières, Humeur labile, Hypersensible,…

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Introduction au TDA/H adulte et présentation du site www.tdah-adulte.org

■ Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA/H) est un trouble neurobiologique qui peut être très problématique chez l’enfant puis chez l’adulte, et qui par ailleurs peut être aussi bénéfique. Les acronymes en Français sont :  « TDA/H », « TDAH », « TDA » (anciennement « THADA ») et en anglais « ADHD », « ADD » (Attention Deficit Disorder). C’est un désordre neurologique et non pas une maladie. Il peut être aggravé par des facteurs psycho-sociaux mais il est essentiellement d’origine génétique (donc souvent héréditaire) et neurobiologique. Il peut être mis en évidence par un IRM (images des 2 cerveaux ci-dessus), même si cela n’a pas valeur de diagnostic qui sera fait essentiellement sur la base de quelques entretiens avec un médecin spécialiste (Voir pour chaque pays dans le menu « démarche diagnostique »). Le TDA/H entraîne une inconsistance au niveau de l’attention avec éventuellement des problèmes d’hyperactivité et d’impulsivité. On constate aussi souvent des problèmes d’hypersensibilité, des fluctuations fréquentes et courtes dans l’énergie, les émotions et l’humeur, ainsi que des difficultés d’organisation se traduisant souvent par de la procrastination. Ce trouble étant déjà  bien reconnu et décrit pour les enfants (les fameux garçons hyperactifs ou les petites rêveuses), ceux-ci grandissent et deviennent un jour des adultes, et cette particularité neurologique peut se révéler très handicapante à certains moments de la vie, par exemple quand ils commencent à gérer leur autonomie sans les parents ou dans un job incompatible avec ce trouble. Même si la plupart des gens peuvent se reconnaître dans certains symptômes, le fait de les avoir presque tous, presque tout le temps, est très difficile à comprendre, à expliquer et à vivre.

Certaines personnes TDA/H utilisent cette particularité biochimique pour s’épanouir dans une vie qu’elles ont taillée à leur mesure, d’autres souffrent sans pouvoir mettre un nom sur leur trouble, sans pouvoir en parler autour d’eux tant les symptômes sont déroutants et peu adaptés à la vie moderne, pour laquelle il faut être régulier et organisé. Fort heureusement, la prise de conscience de ce trouble, des thérapies adaptées ainsi qu’un ensemble de conseils résumés sur ce site peuvent réellement être bénéfiques. Le TDA/H touche environ 8 millions de francophones, de l’ordre de 1 million rien que dans l’agglomération Parisienne; En effets, la prévalence du TDA/H adulte est d’environ 5 % de la population générale et beaucoup plus dans les grandes villes, comme pour les enfants. Il ne disparait pas à l’âge adulte mais il se transforme, en mieux ou en pire. Enfin 25% des gens en général sont globalement concernés par cette manière intuitive et non séquentielle de fonctionner (notamment les surdoués, les hyper-sensibles, les créatifs, les procrastinateurs, ou ceux qu’on appelle les ‘cerveaux droits’) et se retrouveront dans 75% des symptômes et 100% des solutions décrits sur ce site.

■ Ce site traite essentiellement du TDA/H chez les adultes. Il est  parti d’une initiative personnelle, il se veut indépendant et fédérateur à terme dans le monde francophone (Voir « A propos de ce site« ). Pour ne pas provoquer votre sens inné du zapping, ce site est essentiellement constitué d’une page Web unique et ne contient quasiment pas de liens externes. Cette page a été conçue par un coach professionnel comme un outil d’auto-coaching, La page entière est imprimable (ebook) ou seulement la partie conseil (Manuel d’Auto-coaching). Le contenu est riche et pratique même s’il est encore perfectible au niveau du style et des fautes d’orthographes, et il est d’ailleurs en cours de relecture. Enfin un blog existe pour détailler certaines solutions et vous permettre de commenter, critiquer les différents paragraphes de cette page, et mettre vos témoignages et solutions. Vous trouverez progressivement en face de chaque paragraphe de ce site le lien « Témoignez sur le blog » ! Cliquez ici pour retrouver l’historique des 25 derniers témoignages sur ce blog (sauf sur chrome & android).

■ Au fil du temps vous allez comprendre, si vous vous adaptez aux spécificités du TDA/H, les avantages de ce trouble que vous appellerez sans doute un jour « ma particularité » puis « ma chance », comme le font déjà beaucoup d’entre nous.

Le trouble de déficit de l’attention sur http://www.passeportsante.net/

D’après les experts, le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) a probablement toujours existé. Il n’a toutefois été décrit cliniquement qu’au début du XXe siècle. Il a connu plusieurs dénominations : du syndrome de l’enfant hyperactif (première apparition dans le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders en 1968), en passant par le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (1980) et le trouble d’hyperactivité avec déficit d’attention ou THADA (1987).

Aujourd’hui, on utilise les termes déficit de l’attention avec hyperactivité (DAAH), ou trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), adopté en 2000 au Québec, que nous avons retenu pour cette fiche.

Les personnes atteintes d’un trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)ont des difficultés à se concentrer, à être attentives et à mener à terme des tâches le moindrement complexes. Elles ont souvent du mal à rester en place, à attendre leur tour et agissent fréquemment de façon impulsive.

Bien que ces comportements puissent se retrouver chez tous les êtres humains, ils sont présents de façon anormalement prononcée et prolongée chez ceux qui sont atteints d’un TDAH. Ils sont également présents dans toutes les circonstances de la vie (pas uniquement à l’école ou uniquement à la maison, par exemple).

TDAH chez les adolescents et les adultes

Le TDAH se remarque souvent plus chez l’enfant que chez l’adulte. Il a d’ailleurs été beaucoup plus étudié chez l’enfant. Il persiste toutefois à l’adolescence dans 40 % à 70 % des cas et jusqu’à l’âge adulte chez la moitié des enfants qui en sont atteints8. On estime qu’environ 4 % des adultes souffrent du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité1. Parfois, le TDAH n’est diagnostiqué qu’à l’âge adulte.

Trois symptômes caractérisent le TDAH : inattention, hyperactivité et impulsivité. Ils peuvent être présents à des degrés divers. Par exemple, un enfant toujours « dans la lune », qui ne termine pas ses devoirs, qui ne retient pas les consignes et qui perd constamment ses objets personnels, mais qui n’est pas particulièrement agité pourrait être atteint d’un TDAH. Un autre, surtout hyperactif, impulsif et agité, mais qui arrive à relativement bien à se concentrer lorsque les tâches l’intéressent pourrait aussi en être atteint. En général, l’hyperactivité et l’impulsivité sont plus accentuées chez les garçons que chez les filles.

Chez la vaste majorité des personnes atteintes, le TDAH a une origine neurologique qui peut dépendre de l’hérédité et de facteurs environnementaux. Les experts sont formels à ce sujet : le TDAH n’est pas causé par des besoins affectifs non comblés ou par des problèmes psychosociaux, même s’il peut être exacerbé par ces facteurs.

Le TDAH est généralement diagnostiqué autour de 7 ans. Cependant, les enfants qui souffrent de TDAH ont des comportements difficiles avant leur rentrée à l’école, souvent dès l’âge de 2 ans.
TDAH et intelligence

Il n’y a pas de lien entre le TDAH et l’intelligence de l’enfant. Les difficultés scolaires dont souffrent la plupart des enfants avec un TDAH sont le plus souvent liées aux troubles du comportement ou au déficit d’attention, mais pas à un manque d’intelligence.

Prévalence

Il s’agit du trouble neurocomportemental le plus fréquent chez les enfants : de 5 % à 10 % d’entre eux en seraient atteints. On a longtemps affirmé que sa prévalence était plus élevée chez les garçons, probablement parce que les garçons atteints de TDAH ont un comportement plus hyperactif, qui se remarque plus facilement que celui des filles (chez qui l’inattention prédomine). Cependant, les études les plus récentes ne semblent pas révéler de différences importantes entre les sexes.

Diagnostic

Il n’est pas facile d’établir un diagnostic de TDAH, car les mêmes symptômes peuvent résulter d’autres troubles en rapport plus ou moins étroit avec le TDAH. Par conséquent, le diagnostic de TDAH reposera sur une évaluation approfondie de l’enfant et de son milieu de vie.Trouble de déficit de l'attention / hyperactivité (TDAH)

Le médecin s’intéresse d’abord au développement psychomoteur de l’enfant. Les parents sont invités à dresser un historique du développement de l’enfant. Des tests psychologiques et neuropsychologiques peuvent aussi être utiles afin d’évaluer son quotient intellectuel et son potentiel d’apprentissage scolaire. Les enseignants peuvent aussi contribuer à l’évaluation de l’enfant. Ce dernier est finalement interrogé sur ses difficultés actuelles.

Il n’existe pas de test neurologique ou psychologique qui permet de diagnostiquer formellement la maladie. Selon les critères de l’Association américaine de psychiatrie, on doit observer un certain nombre de symptômes d’inattention ou d’hyperactivité/impulsivité chez un enfant pour qu’un TDAH soit diagnostiqué2.

Pour que le diagnostic soit confirmé, il est important de savoir que :

  • certains symptômes doivent être présents avant l’âge de 7 ans;
  • les symptômes doivent se manifester autant à la maison qu’à la garderie (crèche) ou à l’école, bien que leur intensité puisse varier d’un lieu à l’autre;
  • les symptômes doivent être présents depuis au moins 6 mois.

Causes

Le TDAH est une maladie complexe qui n’a pas une cause unique. Il s’agit d’un trouble d’origineneurologique, lié à des anomalies de développement et de fonctionnement du cerveau.

Ainsi, les chercheurs ont observé que, chez les enfants ou les adultes atteints de TDAH, les zones cérébrales responsables de l’attention, du sens de l’organisation et du contrôle des mouvements s’activent de façon anormale ou ont une anatomie singulière. Ils ont aussi noté un déséquilibre dans les taux de certains messagers chimiques (neurotransmetteurs) dans le cerveau, comme la dopamine et la noradrénaline.

La génétique

Des facteurs héréditaires contribuent de façon majeure à l’apparition du TDAH. En effet, lors d’études menées sur de vrais jumeaux, des chercheurs ont découvert que lorsqu’un jumeau est atteint du TDAH, dans 80 % des cas, l’autre l’est aussi3. En outre, la plupart des enfants atteints du TDAH comptent au moins un membre de leur famille qui en souffre aussi. Au total, un quart des parents ayant des antécédents de TDAH ont des enfants qui en sont atteints à leur tour36. Plusieurs gènes impliqués dans le TDAH ont été identifiés, mais les facteurs génétiques n’expliquent pas à eux seuls la maladie.

L’environnement

L’exposition à certaines substances toxiques (alcool, tabac, plomb, pesticides, etc.) durant la vie foetale expliquerait de 10 % à 15 % des cas3. D’autres facteurs environnementaux, pas tous identifiés, contribuent probablement à l’apparition de la maladie chez des enfants génétiquement prédisposés.

Lésions au cerveau

Une lésion ou une infection du cerveau, un manque d’oxygène à la naissance, ou d’autres complications liées à la naissance peuvent augmenter les risques de TDAH. Voir les sections Personnes à risque et Facteurs de risque.

Troubles associés

Plusieurs enfants atteints de TDAH souffrent aussi de l’un ou l’autre des troubles suivants.

  • Trouble oppositionnel avec provocation. Attitude hostile, méfiante et négative devant les figures d’autorité qui tend à se manifester plus fréquemment chez les enfants impulsifs et hyperactifs.
  • Troubles de conduite. Comportement antisocial profond qui peut se traduire par le vol de biens, la recherche du combat et un comportement généralement destructeur envers les humains et les animaux.
  • Dépression. Souvent présente, la dépression résulte du rejet que l’enfant vit parce qu’il n’arrive pas à se contrôler. Il souffre souvent d’une pauvre estime de lui-même. La dépression peut apparaître autant chez l’enfant que chez l’adulte atteint du TDAH – surtout si d’autres membres de la famille en ont souffert.
  • Troubles anxieux. Anxiété et nervosité excessives qui s’accompagnent de divers symptômes physiques (tics, accélération du rythme cardiaque, transpiration, vertiges, etc.) ou de troubles obsessionnels compulsifs.
  • Troubles d’apprentissage. Environ 20 % des enfants atteints du TDAH ont des retards de développement du langage et de la motricité fine (dont l’écriture) et ont besoin d’une éducation spécialisée.

Conséquences

À l’âge adulte, le TDAH peut occasionner de graves problèmes comportementaux et sociaux. Ainsi, près de la moitié des adultes atteints de TDAH souffrent de troubles anxieux, qui perturbent leur intégration sociale et leur équilibre de vie. De plus, les personnes atteintes de TDAH sont plus susceptibles que les autres de souffrir de dépendance à l’alcool ou aux drogues.

Il est donc très important de mettre tout en oeuvre pour dépister et traiter du mieux possible le TDAH dès l’enfance.

A LIRE: Dossier Santé – TDAH: Le Trouble du Déficit de l’Attention

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