1000.1103120C’est dit : les voitures autonomes de la firme de Mountain View sont sûres. D’après le responsable du projet, si elles ont subi 11 accidents depuis les débuts des tests, c’était à cause de conducteurs distraits, pas d’algorithmes défectueux.

Opération communication de crise chez Google ! La firme cherche à rapidement éteindre le feu lancé par l’agence AP, qui indiquait hier que les voitures autonomes du géant avaient été impliquées dans plusieurs accidents en Californie. Ce qui a écorné en un instant l’image du projet, avec lequel le géant promet justement une route plus sûre.
Du coup, le directeur du programme Chris Urmson a pris sa plume et s’est fendu d’un long billet de blog pour éteindre l’incendie. Et a d’abord annoncé que ses voitures avaient été impliquées en tout dans 11 incidents mineurs depuis les débuts des tests, alors qu’elles ont roulé plus d’un million de kilomètres sur le bitume américain.
« Si vous passez un temps conséquent sur la route, vous aurez des accidents, que vous soyez dans une voiture traditionnelle ou dans une voiture autonome » écrit-il.
Avant d’ajouter immédiatement qu’aucun de ces 11 chocs n’a été causé par une défaillance des algorithmes programmés par la firme. Il s’agissait à chaque fois… d’erreurs humaines, provoquées par de mauvais comportements de chauffeurs de véhicules tiers.
« Nous avons été accrochés 7 fois par l’arrière, principalement à des feux rouges mais aussi sur des autoroutes. » précise M. Urmson,
qui indique aussi que les Google Car ont subi également quelques éraflures sur le côté et que l’une d’entre-elles s’est faite percuter par un véhicule qui avait grillé un stop.
La Google Car a repéré un cycliste (en bleu) qui passe au rouge. Même si le feu est vert pour elle, elle attend qu’il passe (à la barrière rouge) pour démarrer.
Et Mr Urmson d’enchaîner sur le comportement dangereux de nombreux conducteurs aux Etats-Unis.
« Nos chauffeurs voient régulièrement des individus changer de file inopinément, nous avons vu des gens lire des livres au volant, et même un jouer de la trompette ».
Alors que les capteurs et algorithmes qui contrôlent une Google Car ne peuvent évidemment être distraits.
« Avec une visibilité à 360 degrés et une attention à 100 % en permanence dans toutes le directions, nos capteurs peuvent garder en vue tous les autres véhicules, les cyclistes et les piétons à une distance de presque deux terrains de football ».
Urmson explique ensuite que ses équipes ont à chaque accident développé des techniques qui permettent à la voiture de détecter des comportements potentiellement dangereux. Exemple à un feu rouge :
« nous avons programmé nos voitures pour qu’elles fassent une brève pause lorsque le feu passe au vert avant de franchir l’intersection » afin d’éviter un chauffard qui grillerait le feu rouge.
Les Google Car savent aussi détecter une voiture en passe de leur couper le passage et s’arrêter pour éviter la collision en ce cas.
En résumé, selon Chris Urmson, ce ne sont par les Google Car qui posent problème, mais bien les conducteurs humains, soumis à l’erreur. Or dans le futur qu’il imagine certainement, ceux-ci n’existeront plus, et avec eux, les accidents.

A LIRE: Dossier Google  Google GlassGoogle Cars

Advertisements